Compagnie AJT.
Affiche d’On ne badine pas… dans un fauteuil : silhouette à l’encre d’une jeune femme en robe noire, de dos
Nouvelle création · Théo Théâtre, Paris 15e

On ne badine pas… dans un fauteuil

d’après Alfred de Musset

Une relecture féminine d’On ne badine pas avec l’amour.

Tous les vendredis à 19h du 9 octobre au 18 décembre 2026 · relâche le 30 octobre Théo Théâtre — 20 rue Théodore Deck, 75015 Paris 1h · à partir de 13 ans · de 10 € à 25 €
Extraits

Trois visions de l’amour

Rosette

« Des mots sont des mots et des baisers sont des baisers. »

Camille

« Je veux aimer, mais je ne veux pas souffrir. »

Perdican

« J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. »
Note d’intention

Du fauteuil à la scène

En 1832, Musset écrit Un Spectacle dans un fauteuil, un recueil qui invite le lecteur à imaginer un spectacle en lisant. Deux ans plus tard paraît On ne badine pas avec l’amour, qui unit l’intrigue d’une comédie à la dimension tragique, et s’ouvre avec un chœur narratif comme pour accompagner le lecteur du fauteuil à la scène.

C’est ce mouvement de la lecture au plateau que je voulais explorer dans une « pièce de chambre » jouable partout. L’intrigue repose sur l’affrontement de Camille et Perdican : ce dernier, blessé du refus de sa cousine, veut la rendre jalouse en séduisant la paysanne Rosette, dont il abuse, provoquant le drame final.

Écrire l’adaptation pour deux comédiennes — une lectrice se projetant dans le personnage de Perdican, et la figure théâtrale de Camille, jeune fille se débattant entre ses idéaux, ses sentiments et la société patriarcale — m’a permis de garder une lecture féminine de ce texte d’homme et d’interroger les représentations de l’amour qu’il propose, sans modifier le texte des extraits sélectionnés.

Jouer moi-même ce texte avec Magalie nous permet de poursuivre une aventure théâtrale commencée ensemble il y a plus de vingt ans, dans une complicité toujours créatrice.

— Christine Blondel

Le théâtre romantique Les enjeux du cœur et de la parole Les représentations amoureuses Le consentement
Lavis : une lectrice assise dans un fauteuil, sous les branches d’un arbre
Lavis : Camille, de profil, tenant une étoffe noire
Mise en scène

Tout est vu par une femme

Au commencement était le texte… En entrant dans la salle, le public voit une lectrice assise dans un fauteuil. Elle entame la scène d’ouverture. Comme surgie de cette lecture, la silhouette de Camille apparaît, l’attirant vers le théâtre, l’incitant à incarner peu à peu le personnage de Perdican.

Rosette se révèle en dernier sous la forme d’une marionnette à taille humaine, arme désarmée de l’affrontement de Camille et Perdican, arme fatale pour elle-même. Une autre marionnette permet à Camille de donner corps à sœur Louise, entrée au couvent par désespoir, figure de son angoisse face à l’amour et de sa soif d’absolu.

Tout ce qui se dit résonne à l’aune du questionnement contemporain sur les rapports entre les sexes, sur l’emprise et les représentations traditionnelles des rôles de chacun. Lorsque le spectacle s’achève par le retour dans le fauteuil, la scène est encore hantée par des figures qui semblent attendre qu’on les habite à nouveau.

Le badinage est cruel. À travers Rosette, c’est l’amour lui-même qu’il a tué.

Au Théo Théâtre

Les vendredis à 19h

9 octobre
16 octobre
23 octobre
30 relâche
6 novembre
13 novembre
20 novembre
27 novembre
4 décembre
11 décembre
18 décembre
Théo Théâtre · 20 rue Théodore Deck, 75015 Paris
Durée 1h · à partir de 13 ans · de 10 € à 25 € · salle climatisée
Billetterie en ligne sur le site du Théo Théâtre.
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Distribution

L’équipe

Portrait de Christine Blondel

Christine Blondel

Adaptation, mise en scène, jeu

À la fois autrice (William Pig le cochon qui avait lu Shakespeare, éd. Théâtrales ; La Vieille dame et la mer, L’École des loisirs ; Ceci est mon corps, bourse Beaumarchais/SACD), comédienne formée notamment auprès de Paul Weaver au Centre américain, et agrégée de lettres enseignant en spécialité théâtre. Elle adapte, joue et met en scène de nombreux textes à l’origine non théâtraux : Le Jardin de maître Nô, les Lettres à sa fille de Calamity Jane, Le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert, Zarathoustra et moi.

Portrait de Magalie Ducleux

Magalie Ducleux

Jeu

Comédienne formée auprès de Pierre-Alain Chapuis, Catherine Dewitte et Noredine Lalou, elle a aussi dansé et travaillé le chant. Elle partage son temps entre l’enseignement — notamment en section danse et théâtre au conservatoire de Levallois —, le jeu et la mise en scène, alliant musique, travail corporel, marionnettes et masque. Sa co-création avec Christine Blondel de Calamity Jane, Lettres à sa fille en 1998 est le point de départ d’une collaboration étroite.

Diffusion

Accueillir le spectacle

En tant que « pièce de chambre », le spectacle peut être joué dans tout espace de 20 m² minimum. La création lumière tient compte des possibilités de chaque lieu ; dans un lycée, une bibliothèque, etc., sans équipement scénique, la représentation intègre l’éclairage dans le jeu.

Pour les classes : le théâtre romantique, les enjeux du cœur et de la parole, les représentations amoureuses, le consentement.

Programmateurs, enseignants, journalistes : badine.musset@gmail.com

Coproduction AJT / Collectif Suprême.

20 m²suffisent pour jouer
2comédiennes, 2 marionnettes
1hà partir de 13 ans
Lycéeset bibliothèques bienvenus